Article rétrospectif

Article rétrospectif
Il était temps que je m'attèle à la rédaction d'un nouvel article ! Je sens, lecteurs chéris et adorés de mon blog, que vous impatientiez à l'attente d'un nouvel épisode bloguesque. D'autant que l'on m'a sommé d'écrire un nouvel article, pour remplacer le "navrant" compte-rendu des délices du cinéma contemporain. Donc, je m'empresse de vous rassasier.

Mais alors, de quoi vais-je parler ? Peut-être pourrais-je (trois fois n'est pas coutume) faire un petit bilan de mon année ? Après tout, une page va être tournée, et il semblerait qu'il faille marquer le coup. Alors allons-y.

Année faste, mais pénible aussi. C'est qu'i n'est pas facile d'être le seul bassoniste de bon niveau d'un conservatoire ! Des projets de partout, ce qui implique répèts, concerts, mauvaise humeur, lassitude et fatigue. Et pourtant, malgré mes jérémiades fréquentes, j'ai beaucoup appris. J'ai progressé, mentalement, physiquement. La succession d'échecs (relatifs, mais échecs quand même) du deuxième trimestre m'a fait prendre conscience de pas mal de choses, et m'a fait avancer d'une façon certaine.
Et puis, je n'irai pas me plaindre d'avoir obtenu mon Diplôme, ce qui représente tout de même une importante dans mon cheminement musical et personnel. Année de réussite, finalement, puisque, malgré quelques soubresauts au sein du conservatoire, ce troisième trimestre m'a souri plus que ce à quoi je m'attendais. Réjouissons-nous, le petit enfant est né !

Mais laissons-là ces considérations musicales, il y a tellement d'autres choses qui ont motif de me ravir ! J'ai vaguement l'impression qu'en dépit des apparences, et de ma suroccupation, mes relations avec mon entourage se sont sensiblement améliorées. Peut-être est-ce la perspective du départ imminent qui me fait prendre conscience que ceux que je laisse ici méritent un peu plus d'attention que cel qu'ils ont pu avoir de ma part. Je suis toutefois satisfait, encore une fois, de ma fin d'année, même si certaines personnes ont été mises (involontairement, je vous rassure) de côté. Mais je n'oublie pas les Montpelliérains, je n'oublie pas Marion Serrano, je n'oublie pas les personnes à qui j'ai promis des courriers et qui ne les ont toujours pas reçus.

Grand plaisir de retrouver celui dont je n'avais pas de nouvelles depuis des lustres.
Grand plaisir également de voir quelque amie parvenir à sortir petit à petit de sa cage où elle s'enfermait.
Grand plaisir de retrouver une complicité quelque peu perdue durant l'année avec celle qui fut jadis l'amie de ma vie (et peut-être l'est-elle encore un peu ?).
Grand plaisir de voir ma partenaire de ballade bien souvent, au gré de ses descentes dans le Midi ou de mes montées à la capitale, afin d'entretenir une relation délicieuse.
Grand plaisir de retrouver enfin, après de longs mois d'exil, la vitalité incarnée.
Grand plaisir de constater que la relation avec la plus belle patate du monde va en progressant, malgré mes absences fréquentes.

Ah c'est que maintenant, il va falloir quitter une bonne partie de ce beau monde ! Mais je promets à ceux que je laisse derrière moi seront, d'une part, les bienvenus dans mon logement d'étudiant fauché et, d'autre part, fréquemment tenus au courant, par le moyen qu'ils désireront, de ma vie. Mais je leur fais confiance pour ne pas oublier de me harceler !
J'ai hâte de commencer une nouvelle partie de ma vie, d'autant que de nombreux éléments me font prédire que les années qui suivent risquent d'être heureuses, quoiqu'éprouvantes ! Qui vivra verra !

# Postato lunedì 16 luglio 2007 05:08

Article cinématographique et arachnéen

Article cinématographique et arachnéen
Et voici la critique tant attendue de Spiderman 3.

A vrai dire, j'ai été aussi surpris par ce film que par la victoire de Sarkozy au deuxième tour.

J'étais venu là en ne me faisant aucune illusion, persuadé de la médiocrité de ce film, de son côté simplement distrayant (et encore !), de son effet grand spectacle qui fait mouche. Pour le coup, mes tendances divinatoires ne m'ont pas fait défaut, ce film était américain. Dans le mauvais sens du terme.

Il fallait y réunir tous les ingrédients nécessaires pour endosser ce qualificatif prestigieux : de l'action (du bruit), de l'amour (du sentimentalisme à outrance), un scénario abracadabrant (des rebondissements alambiqués mais attendus), des répliques cinglantes (des petites phrases débordant de naturel), bref, le cliché jusqu'au bout.

Car, oui, ce film est comme tous les autres de la lignée Spiderman, mais en pire encore. Il ne trahit pas la légende des troisièmes volets de trilogie moyens. Mais pourquoi suis-je si dur avec un film sans prétention philosophique ? Justement parce qu'il n'en a pas. Ce film est gratuit, sans fond, sans ossature, il est juste là poure plaisir des sens, chose qui n'est pas contestable à mes yeux, si elle est accompagnée d'une réflexion et d'une profondeur dont, manifestement, la subtilité m'a échappé ici.

Toutes les répliques sensées être cinglantes au beau milieu d'une scène d'action se ressemblent, et sont toutes prévisibles. Et surtout, elles ne sont pas drôles ! Oh, je sais, vous me direz : "Mais tu l'as vu en Français, la VO, c'est mieux !". Certes, ça joue peut-être. Mais à mon avis, le niveau des répliques en anglais ne doit pas être bien plus élevé que celui des doublages français.

Nous passerons sur quelques incohérences purement filmiques, telles que l'enfilage de costume en trois secondes, pas plus, pas moins (et sans cabine téléphonique, lui !), le répondeur de Mary-Jane qui n'est pas le même d'un jour sur l'autre, pour aborder les scènes franchement ridicules. Que l'on pense à la scène où Peter fait son dragueur, scène qui se veut drôle mais qui est en réalité complètement risible ; au passage dans le métro, où j'ai eu l'impression très nette d'être dans un jeu vidéo tant les images de synthèses se faisanet peu discrètes ; à l'homme de sable, qui lors de sa dernière apparition en tant que tel, m'a évoqué non pas la moussaka géante comme j'ai pu le lire ailleurs^^), mais l'Homme-guimauve de Ghostbusters (mais on reste dans le même registre !) ; et pour finir, les deux superbes plans déjà cités de nombreuses fois : la croix sur l'église et Spiderman passant devant le drapeau américain (grands moments !).

Je finirai par une critique qui concerne tant le film que la salle dans laquelle j'étais : mes oreilles de pauvre musicien, que je pensais déjà endommagées auparavant, se sont retrouvées détestablement mises à l'épreuve par le son, bien trop fort, ce qui est une faute de la part du cinéma, dans un film qui ne manque pourtant pas de décibels.

Allez, deux bonnes choses tout de même : la musique d'introduction, seule page réellement efficace et non standardisée dans une partition convenue, et les répliques du directeur du journal, pour le coup réellement amusantes.

# Postato venerdì 11 maggio 2007 03:18

Modificato venerdì 11 maggio 2007 03:38

Article désolé

Article désolé
Le dimanche 6 mai, je suis allé au cinéma. C'était déjà prévu depuis deux ou trois jours, mais cela me permettait d'oublier pendant deux heures la victoire de Sarkozy aux élections présidentielles. Et pour ce faire, quoi de mieux qu'une bonne grosse production hollywoodienne, comme seuls les Américains, leur soif de grandeur et leur absence de crainte face au ridicule savent les faire ! Spiderman 3 venait justement de sortir : quelle chance !

La critique du film se fera dans un prochain article, mais il faut tout d'abord que je parle de l'affligeante démonstration du genre humain au 21e siècle à laquelle j'ai assisté ce soir-là.
Evidemment, mon récit risque d'être un petit peu orienté, du fait de mon humeur passable après l'annonce de la future Présidence du chef de l'UMP, mais aussi parce que je m'attendais pour un tel film à voir la beauferie Française au rendez-vous. Croyez-moi, je n'ai pas été déçu.

Il faut avouer que l'ambiance dans laquelle nous étions m'a hérissé dès notre entrée dans le cinéma. Cela faisait plus un an que je n'avais pas pénétré dans le Kinépolis, et après réflexion, ça ne me dérangeait pas. Cet envrionnement grandiose, futile, tape-à-l'oeil, avec les tapis rouges, et tout... L'intimité du Sémaphore m'a alors manqué. Et ces gens, avec leurs crêtes sur la tête, leurs airs de "durs", leurs attitudes de pimbêches !

Nous avions réussi à faire renoncer Jeff à l'idée de s'acheter du popcorn avant la séance (surtout que nous venions de manger !), mais nous ne étions pas mêlés de la vie des autres spectateurs qui s'apprêtaient à aller voir leur film. Ainsi, tout le monde, après le déchirage des tickets, se précipitait vers le stand des bonbons ou celui des chips et popcorn en tous genres.

J'ai assisté à l'une des scènes les plus affligeantes de ma vie depuis des années : une femme s'avance dans la file, avec son obésité visible, obésité qui ne semble pas "génétique" mais bien provoquée, affichant des fesses et des cuisses graisseuses et une masse corporelle sensiblement déséquilibrée. Et accompagnant tout cela, tels deux fidèles compagnons, le seau de popcorn dans une main, le gros verre de Coca dans l'autre. Oui, cette femme m'a fait pitié. N'a-t-elle pas conscience de son état, ou s'en fiche-t-elle ? Ou encore, n'a-t-elle pas assez de force mentale pour résister à la tentation du sucre à outrance ?
Une chose est sûre, le cinéma à grand spectacle ne donne pas de bonnes habitudes aux gens et ne combat l'obésité.
Car tout la salle, et non seulement cette pauvre femme, crépitait du doux son des chips craquant sous la dent ou du roulis des maïs grillés sous les mains des spectateurs cinématographiques.

Mais alors, lorsqu'on voit les premières images qui précèdent la projection du film, on comprend. Pour film à grand spectacle, bande-annonces à grand spectacle. Des bandes-annonces standardisées, avec la même musique, les mêmes images, les mêmes slogans, les mêmes effets de style, et cette sempiternelle alternance ultra-rapide d'images prises au vif de l'action, qui ne manque pas de provoquer une crise d'épilepsie au malheureux spectateur quelque peu nerveux.
N'oublions pas les pubs pour MacDo, qui s'évertuent à nous faire croire que chez eux, si, si, on mange bien ! Et n'oublions pas la perle des pubs, ne concernant que le Kinepolis de Nîmes, et nous annonçant l'existence d'une soirée filles tous les premièrs mardis du mois. Et pour attirer les demoiselles et les dames dans l'enciente du cinéma, la petite accroche, que je vous livre mot pour mot, sans le ton bêtement joyeux de l'annonceuse : "Des animations, une projection et un cadeau-surpraïse !"
Oui, vous ne rêvez pas, ils se sont laissés gagner par la ridicule tentation d'insérer un mot d'anglais là où il n'y en avait vraiment pas besoin. Cette dernière pub a achevé de me désoler, et j'ai attaqué le film avec des préjugés encore plus fort que lorsque j'étais entré dans la salle.

Allez, en conclusion, un petit raccourci, sans doute un peu rapide, mais qui ne m'effraie pas après la suite de lieux communs dont je vous ai fait part dans cette diatribe que je vous autorise d'ailleurs à commenter, même (surtout ?) en cas de désaccord :

En allant au cinéma ce soir-là, j'ai compris pourquoi Sarkozy avait fait 53%.

# Postato venerdì 11 maggio 2007 02:50

Modificato venerdì 11 maggio 2007 03:33

Article diplômé

Article diplômé
Non sans blague ? Je l'ai ? Je l'ai eu, mon diplôme ? Ils me l'ont donné ? Malgré toutes les merdouilles que j'ai faites, mlagré un travail pas assez accompli, malgré les tas de choses à corriger, largement expliquées et démontrées par mon jury, je l'ai. Mention très bien à l'unanimité, en plus !

J'étais le dernier à m'y attendre. J'étais complètement persuadé de pas l'avoir. A chaque trait raté, je me disais "Ca y est, tu ne l'auras pas". Eh bien si. Je l'ai. Je suis ravi. Vraiment.

Comme je suis un infatigable râleur et que je suis nouvellement modeste, j'avoue que je ne me le serais pas donné. Mais peut-être n'ai-je pas assez de recul face à tout cela. J'imagine que quand on est pro(f), on situe mieux les différents niveaux requis. Tout cela pour dire que je ne suis pas très satisfait de ma prestation, mais que je l'ai eu ! Merveilleux !

Mais alors, Paris s'ouvre à moi ! Je pense qu'il n'y a pas de problème pour rentrer dans un Conservatoire de la capitale, en bossant suffisamment et correctement. Ils ont toujours de la place, là-bas ! Et puis, l'attraction Parisienne se fait encore plus forte depuis quelques temps, puisqu'après mon frère et Lydie, sont venus s'ajouter Sophia et peut-être Lysiane l'année prochaine, et, tout dernièrement, cerise sur le gâteau, un petit namoureux... (comme ça, ceux qui n'étaient pas au courant le sont, et Lysiane, on t'emmerde, moi et ma niaiserie !^^)

Bon, je suis plutôt heureux maintenant. Vous savez ce que ça veut dire ? Etant donné que j'estime que la vie des gens heureux est bien moins intéressante, j'arrête les articles narcissiques et égocentriques pendant un petit bout de temps, et j'oriente mon blog de manière plus objective (et là, c'est le moment où vous vous réjouissez). Cela dit, je ne promets rien en ce qui concerne la fréquence de parution... Disons que c'est comme si j'écrivais un mensuel...

# Postato martedì 01 maggio 2007 04:27

Article revenant

Article revenant
Mais dites donc, ça faisait un bail que je ne vous avais pas gratifié d'un de mes pavés indigestes, interminables et désespérément égocentriques ! Il va falloir se rattraper, les amis !

Mais de quoi pourrais-je donc bien parler ? Il s'en passe des choses dans ma vie, ces temps-ci. N'allez pas croire -je vous vois venir- que j'ai (enfin) un vie trépidante, que j'ai rencontré une riche héritière qui m'a permis de m'acheter l'intégrale de Vivaldi et Philip Glass, ainsi que la totalité de leurs partitions et la maison de Radio-France. Non, rien de la sorte, je préfère attendre quelques années encore avant de dilapider mon cher argent de poche durement gagné, d'autant que je suis radin, si vous aviez oublié.

Si je dis qu'il se passe des choses dans ma vie, c'est parce quej'ai tout le temps des trucs à faire. Oui, ça y est, je suis un homme occupé ! J'ai un emploi du temps de Ministre (de la Culture, cela s'entend), du boulot plein la tête, et, le plus important, que je n'arrive pas à terminer.
Ainsi mon travail personnel bassonistique stagne fortement pour cause de répétitions plus ou moins importantes et présentant un intérêt très varié.

Ne vous inquiétez pas, les vacances arrivent, et au lieu de me détendre, je vais travailler. Certes, je vais voir les Montpelliérains, les Marions, plein d'autres gens que j'ai pas vus depuis longtemps, aller sans doute à Paris, rencontrer plein de gens virtuels (qui sont en réalité de vrais humains, si, si !!), en bref, je ne vais pas faire que travailler. Mais lorsque je travaillerai, ce sera EFFICACE ! Plus question de se laisser distraire par les superbes locaux du Conservatoire et la pause clope de l'altiste qui me sert occasionnellement de partenaire.
Priorité au basson, et le reste, on verra plus tard, quand j'aurai (ou pas) mon diplôme.

Et puis sinon, le reste, ça va. J'ai plein de projets géniaux, plus ou moins proches. En vrac : la coloc avec Sophia, Paris, la pièce qui a lancé le mouvement répétitif, commencer le chant l'année prochaine (et donc réussir à accepter le fait que je serai sans doute un ténor...), et puis plein d'autres trucs trop géniaux top giga cool qui déchirent sa race comme la Black Cream.

On ne s'étendra pas sur ma délicieuse rencontre avec un charmant spécimen de l'Ecole d'en face, qui s'avère prometteuse, et qui m'a enfin fourni des photos de moi jouant de mon instrument ventru adoré.

Pour finir, je vis chaque jour dans l'attente fébrile de nouvelles de gens que j'aime (moi qui ne leur en donne jamais), alors vous savez ce qu'il vous reste à faire !

Bon, et ultime questionnement, quelle photo vais-je mettre pour accompagner cette tranche de vie narcissique ?
Une qui m'indique de me taire, et de clore cet article. J'en ai une, quelle chance !

# Postato giovedì 29 marzo 2007 16:45